James Spader ne l’avait pas rejoué depuis onze ans. Le 15 août 2026, lors de la présentation Marvel au D23 d’Anaheim, l’acteur a repris la voix (et cette fois le visage) d’Ultron dans la première bande-annonce de VisionQuest, la série Disney+ qui referme la trilogie ouverte par WandaVision. Marvel Television a dévoilé la première bande-annonce de VisionQuest pendant le D23 2026, offrant le meilleur aperçu du retour de Paul Bettany en Vision et du retour tant attendu de James Spader en Ultron. Détruit à la fin d’Avengers : L’Ère d’Ultron en 2015, le robot génocidaire revient hanter son ancienne création, pas comme un souvenir vague, mais comme une présence bien réelle logée dans l’esprit même de Vision.
À retenir
- James Spader incarne enfin Ultron en personne après une absence de onze ans
- Ultron vit désormais dans le palais mental de Vision, parmi d’autres intelligences artificielles absorbées
- Un jeune homme prétend être le fils de Vision, compliquant davantage son existence fragmentée
Un bar, des initiales gravées, et un manoir mental
La bande-annonce s’ouvre loin de tout spectaculaire. La bande-annonce s’ouvre avec Vision sous sa forme humaine, travaillant dans un pub et fermant boutique pour la nuit, un collègue lui rappelant qu’avant de bosser ici, il venait tout le temps avec cette rousse. Le personnage aperçoit alors les initiales « W+V » gravées dans le comptoir et lâche une phrase qui résume tout son arc à venir : « J’étais une autre personne à l’époque. » Quand son collègue lui demande si quelqu’un l’attend le soir, la réponse tombe, sèche : « Non, non. » C’est là que la mécanique de la série se révèle : Vision rentre chez lui, mais chez lui n’existe pas dans le monde réel.
Il rentre dans un placard à l’arrière du pub, reprend sa forme android, et voyage jusqu’à sa maison, qui se trouve dans un univers différent situé dans sa tête. Ce palais mental ressemble à un manoir peuplé de domestiques qui ne sont autres que les intelligences artificielles absorbées par Vision au fil de ses années dans le MCU. On y retrouve Jarvis, le programme de Tony Stark devenu Vision, Friday, qui a remplacé Jarvis comme assistante de Stark et de Spider-Man, et Edith, le programme des lunettes de Stark dans Spider-Man : Far From Home. Un sitcom sinistre où chaque IA porte un visage humain, jouée par des acteurs en chair et en os.
Ultron, le colocataire le plus dangereux du MCU
Parmi ces figures, une seule fait basculer l’ambiance : Ultron. Il apparaît d’abord sous sa forme robotique avant que Vision ne le reprenne : « Avatars humains uniquement ! » J.A.R.V.I.S. avertit alors Vision qu’il n’est pas prudent de garder Ultron dans les parages. L’échange qui suit installe d’emblée le ton grinçant de la série. Ultron, incarné cette fois en humain, teste plusieurs surnoms pour s’adresser à son créateur-devenu-fils spirituel : « Papa ? Papounet ? Pépé ? » dit Ultron à Vision, sur un ton sarcastique.
Ce n’est pas un simple caméo nostalgique. Pour Spader, cela marque un retour au rôle après onze ans, et cette fois le méchant n’apparaîtra pas seulement brièvement ou par capture de mouvement, mais en chair et en os, sous forme humaine. Un choix de mise en scène qui change tout : l’IA la plus dangereuse de l’univers Marvel devient un personnage de sitcom domestique, sarcastique et increvable, littéralement installé dans la tête du héros censé l’avoir vaincu. La bande-annonce ne cache d’ailleurs pas où cela mène. Les autres ne sont pas ravis de cette compagnie, Ultron fouille dans sa tête, et la bande-annonce laisse fortement entendre que cela ne se terminera pas bien.
Une trilogie qui se referme, un fils qui surgit
Autour de ce duo toxique, l’intrigue extérieure ne chôme pas. À l’extérieur, les choses sont tout aussi compliquées : il y a une prime sur la tête de Vision, le mercenaire Paladin (interprété par Todd Stashwick) est sur sa piste, et dans le monde réel, un jeune homme se présente en prétendant être son fils, un Tommy Maximoff adulte, joué par Ruaridh Mollica. Cette question de filiation, entre un androïde sans souvenirs fiables et un jeune homme qui affirme être né de son union avec Wanda, structure une bonne partie du mystère promis par la série.
Le projet a changé de mains en cours de route. Malgré le départ du scénariste Jeff Schaeffer, remplacé par Terry Matalas (Star Trek : Picard), on retrouve une ambiance assez caractéristique de WandaVision et Agatha All Along, où l’on se sert de l’esprit des vieux sitcoms pour parler du deuil. Le showrunner assume d’ailleurs une référence inattendue pour décrire son personnage principal : Terry Matalas a comparé le sort de White Vision à celui de Spock dans Star Trek IV : Retour sur Terre. Une manière de dire que Vision, comme le Vulcain culte, doit réapprendre à être lui-même après avoir été reconstruit sans toutes les pièces d’origine.
Huit épisodes, une date fixée au 14 octobre 2026 sur Disney+, et un casting qui s’étoffe autour de Bettany et Spader avec Todd Stashwick, T’Nia Miller, Orla Brady, Emily Hampshire et James D’Arcy. La série boucle officiellement une trilogie lancée il y a cinq ans, entre le deuil de WandaVision et l’inquiétante Agatha Harkness. Reste une question que la bande-annonce s’amuse à laisser en suspens : qui, du créateur ou de la créature, finira par prendre le contrôle de cet esprit partagé ? Une chose est sûre, à en juger par le ton badin de leurs retrouvailles, Ultron n’a manifestement pas fini de faire des siennes dans la tête de celui qui était censé l’avoir réduit en miettes.
Sources : actuanews.fr | variety.com