La question était dans toutes les têtes dès le générique de fin : Coco et Marín reviendront-ils pour une saison 2 ? La réponse tient en une phrase, et elle risque de décevoir les plus impatients. Par construction, ce format se referme sur lui-même : une saison 2 n’est donc pas prévue au sens d’une série classique. Cinq épisodes, une histoire bouclée, un point final assumé dès le départ.
Toute la vérité de mes mensonges est arrivée sur Netflix le 28 août 2026 avec ses cinq épisodes, adaptation du roman d’Elísabet Benavent. Pas question ici d’un pilote lancé dans l’incertitude : le programme a été pensé, écrit et calibré comme une mini-série fermée, adossée à un seul livre. Le programme est présenté comme une mini-série : cinq épisodes qui adaptent un roman unique d’Elísabet Benavent. il n’existe pas de tome 2 à porter à l’écran, contrairement à d’autres franchises qui étirent leur matière première sur plusieurs saisons.
À retenir
- Les créateurs affirment que l’histoire est bouclée et conçue comme une mini-série fermée
- Netflix a déjà transformé une autre adaptation de Benavent en quatre saisons : Valeria
- Les chiffres d’audience des premières semaines pourraient inverser la tendance
Une intrigue conçue pour se clore, pas pour rebondir
Le pitch lui-même contient sa propre fin. L’intrigue suit Coco et Marín, deux amies inséparables, dont le voyage en caravane pour un enterrement de vie de jeune fille tourne au règlement de comptes lorsque les secrets du groupe refont surface. Un huis clos itinérant, où chaque personnage lâche son fardeau au fil des kilomètres. Ce genre de structure narrative, calibrée autour d’un événement précis (ici, l’enterrement de vie de jeune fille de Blanca), se prête mal à une suite : une fois les secrets dévoilés et les couples formés ou brisés, il ne reste plus grand-chose à raconter sans tout réinventer.
Derrière la caméra, l’équipe créative confirme cette logique de format court. María Togores assure la réalisation aux côtés de Marina Pérez, qui a également coécrit le scénario avec Montaña Marchena, la production étant menée avec Plano a Plano. Marina Pérez n’est pas qu’une réalisatrice de passage : la réalisation est partagée par María Togores et Marina Pérez, cette dernière ayant également créé la mini-série et cosigné son scénario avec Montaña Marchena. Un projet piloté de bout en bout par une équipe restreinte, loin des usines à épisodes pensées pour durer des années.
Le précédent Valeria, ou pourquoi il ne faut jamais dire jamais
Reste un précédent qui trouble le jeu : Netflix a déjà transformé une adaptation littéraire ponctuelle en franchise durable. La précédente collaboration entre Netflix et Elísabet Benavent, la série Valeria, avait elle aussi démarré comme une adaptation littéraire avant de s’étirer sur quatre saisons. Quatre saisons. De quoi relativiser toute annonce définitive sur le sort de Coco et Marín.
L’autrice espagnole n’en est pas à son coup d’essai avec la plateforme. La romancière à succès entretient une relation fructueuse avec Netflix, qui a déjà porté à l’écran quatre saisons de Valeria, la mini-série Un cuento perfecto et le film Fuimos canciones. Un vivier créatif que Netflix ne se prive pas d’exploiter. L’autrice possède un univers fourni, et la plateforme sait prolonger un titre qui rencontre son public. Difficile donc d’exclure totalement un retour, sous une forme ou une autre, si le public répond présent.
Ce qui pourrait tout changer : les chiffres des premières semaines
Netflix a une méthode bien rodée, et elle ne varie jamais vraiment : observer avant de décider. Comme souvent, Netflix attendra les chiffres des premières semaines avant de se prononcer. Les audiences, la durée de visionnage et la place du titre dans les classements espagnols et internationaux pèseront lourd dans la balance. Rien d’étonnant : c’est la recette qui a permis à d’autres productions ibériques de durer bien plus longtemps que prévu.
Le contexte joue clairement en faveur d’un possible rebond commercial. Avec Toute la vérité de mes mensonges, Netflix confirme son investissement massif dans la production espagnole, l’un des viviers les plus rentables de son catalogue, les fictions ibériques comptant parmi les plus regardées de la plateforme à l’international. Un atout de poids quand on sait à quel point la plateforme surveille de près les performances de son catalogue non-anglophone. Mais pour l’instant, aucun signal officiel ne va dans ce sens. À ce stade, aucune saison 2 n’a été annoncée, et rien n’indique qu’un tournage soit en préparation.
Le scénario le plus probable ressemble donc à un pari calculé plutôt qu’à une promesse. Si Toute la vérité de mes mensonges s’installe durablement dans le Top 10, une reconduction (sous forme de suite ou de nouvelle histoire) deviendrait envisageable. Une suite directe, centrée sur les mêmes personnages, semble peu probable vu le dénouement déjà écrit de l’histoire de Coco et Marín. Une déclinaison façon « univers Benavent », avec de nouveaux visages et une intrigue inédite, coche en revanche toutes les cases de ce que Netflix aime reproduire quand une romance espagnole cartonne. Reste à voir si les compteurs de visionnage, eux, donneront raison aux petits calculs de la plateforme.
Sources : serie-news.com | netflix-news.com | purebreak.com