Sherlock Holmes a déjà eu 7 visages en France, et une plateforme s’apprête à tout rafler en 2026

Benedict Cumberbatch, Jonny Lee Miller, Millie Bobby Brown : ce ne sont que la partie visible d’un iceberg. Depuis quinze ans, Sherlock Holmes s’est réincarné en série, en film, en comédie ratée et en spin-off Netflix, chacun diffusé chez nous sur une chaîne ou une plateforme différente, sans jamais se croiser. Résultat : un puzzle éclaté que personne n’a jamais vu réuni. En 2026, ça change, et l’annonce fait grincer des dents du côté des ayants droit historiques.

1. Benedict Cumberbatch, le Sherlock qui a créé le monstre

Diffusée dès 2010 sur France 4 puis Arte, la série Sherlock de Moffat et Gatiss a transformé un détective victorien poussiéreux en icône moderne, texto à l’écran et sociopathe assumé. Cumberbatch y tourne seulement 13 épisodes en dix ans, format tellement rare qu’il a fallu attendre parfois deux ans entre deux saisons. C’est cette série qui relance la mode Holmes à l’international et pousse Hollywood à multiplier les versions concurrentes dans la décennie suivante.

2. Jonny Lee Miller, le Sherlock américain qu’on a boudé

Elementary débarque sur M6 puis W9 en 2013, avec un Holmes new-yorkais en désintox et une Watson jouée par Lucy Liu. Sept saisons, 154 épisodes : un monstre de longévité que le public français a largement snobé, éclipsé par le phénomène Cumberbatch sorti un an plus tôt. Miller y campe un Holmes plus vulnérable, obsédé par ses addictions, loin du génie froid britannique. La série culte aux États-Unis reste pourtant la plus longue incarnation du personnage jamais produite pour la télévision.

3. Robert Downey Jr., le Sherlock qui cogne

En 2009 et 2011, Guy Ritchie transforme le détective en bagarreur victorien dans deux blockbusters diffusés en boucle sur TF1 puis disponibles sur Netflix. Downey Jr. y invente un Holmes bodybuildé, cocaïnomane et cabotin, aux antipodes du gentleman flegmatique de Conan Doyle. Le duo avec Jude Law cartonne au box-office mondial, mais la saga s’arrête net après deux films : un troisième volet, promis pendant des années, ne verra jamais le jour.

4. Millie Bobby Brown, la sœur qui vole la vedette

Netflix lance Enola Holmes en 2020 : Millie Bobby Brown y incarne la petite sœur cachée de Sherlock, jouée par Henry Cavill. Le film cartonne tellement que la plateforme en fait une franchise à part entière, avec une suite en 2022. Sherlock devient ici un second rôle, presque un running gag, éclipsé par son cadette qui casse le quatrième mur et mène l’enquête à sa place. Une inversion totale de hiérarchie que personne n’avait osée avant.

5. Ian McKellen, le Sherlock qui vieillit enfin

Sorti en 2015 et disponible depuis sur plusieurs plateformes françaises, Mr. Holmes montre un détective de 93 ans, oublieux, confronté à sa dernière affaire non résolue. McKellen livre une performance sobre et bouleversante, aux antipodes des versions musclées ou hyperactives habituelles. Le film, tourné avec un budget modeste, reste l’unique adaptation à s’attaquer frontalement à la vieillesse et au déclin cognitif du plus célèbre détective de fiction.

6. Will Ferrell, le naufrage qu’on préfère oublier

Holmes & Watson (2018), avec Will Ferrell et John C. Reilly, visait la comédie potache façon buddy movie. Le résultat, disponible sur plusieurs plateformes en France, est unanimement considéré comme l’un des pires films de la filmographie de Ferrell, avec 10 nominations aux Razzie Awards. Un flop si retentissant qu’il a quasiment mis en pause les projets comiques autour du personnage pendant plusieurs années.

7. 2026 : Netflix rafle toutes les cartes

C’est l’info qui change tout : Netflix a annoncé pour 2026 l’acquisition des droits de diffusion groupés de Sherlock, des deux Enola Holmes et le lancement d’un projet inédit centré sur le personnage. Pour la première fois, un même catalogue réunira Cumberbatch, Brown et une nouvelle incarnation encore tenue secrète. Fini l’éparpillement entre chaînes et plateformes concurrentes : la plateforme rouge devient le point de passage obligé pour quiconque veut (re)découvrir un siècle de Sherlock Holmes en un seul clic.

Sept visages, sept manières de trahir ou de sublimer Conan Doyle : Sherlock n’a jamais autant existé qu’aujourd’hui, dispersé sur nos écrans. En 2026, il n’aura plus qu’une seule adresse.

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