Netflix ne cache plus le nouveau visage de Gyro Zeppeli et Johnny Joestar : ce que David Production a modifié avant 2026

Le visage de Johnny Joestar a changé, celui de Gyro Zeppeli aussi, et Netflix ne s’en cache plus. Après des mois de teasers distillés au compte-gouttes, la plateforme a fini par assumer pleinement les nouveaux traits de ses deux héros pour l’adaptation de Steel Ball Run, le septième arc de JoJo’s Bizarre Adventure. Entre fidélité au trait si particulier d’Hirohiko Araki et nécessités de l’animation, David Production a dû trancher. Et le résultat ne fait pas l’unanimité.

À retenir

  • Les designs de Johnny et Gyro ont subi des retouches majeures depuis l’annonce d’avril 2025
  • David Production a lissé certains traits jugés trop complexes à animer en continu
  • La palette de couleurs brune caractéristique du manga a mystérieusement disparu du trailer

Un lancement en deux temps qui a mis le feu aux forums

Tout commence en avril 2025, lors de l’événement JoJoday célébrant la franchise. C’est là que David Production annonce officiellement l’adaptation animée de Steel Ball Run, accompagnée d’un premier visuel clé et des designs de Johnny Joestar et Gyro Zeppeli. Trois mois plus tard, à l’Anime Expo, l’équipe technique se dévoile en intégralité. On y apprend que les co-réalisateurs de Golden Wind, Yasuhiro Kimura et Hideya Takahashi, reprennent du service, épaulés par le réalisateur de série Toshiyuki Kato, tandis que Yasuko Kobayashi supervise l’écriture. Daisuke Tsumagari, déjà en poste sur les précédentes saisons, revient comme character designer, avec Yugo Kanno à la musique et Yoshikazu Iwanami à la direction sonore.

Niveau casting japonais, Shogo Sakata prête sa voix à Johnny Joestar, Yohei Azakami à Gyro Zeppeli, Kaito Ishikawa à Diego Brando, Rie Takahashi à Lucy Steel et Kenta Miyake à Steven Steel. Côté doublage anglais, c’est Daman Mills qui incarne Johnny, Kaiji Tang pour Gyro, Damien Haas pour Diego Brando, Frankie Kevich pour Lucy Steel et Jamieson Price pour Steven Steel. Le pitch, lui, n’a pas bougé d’un iota depuis le manga original : un jockey déchu qui s’associe à un mystérieux hors-la-loi pour disputer une course transcontinentale de 4 000 miles, face à des rivaux comme le redoutable Diego Brando, avec 50 millions de dollars à la clé.

Ce que David Production a réellement modifié

Sur le papier, rien d’extravagant. Mais dans le détail, les retouches sautent aux yeux des lecteurs de longue date. Le studio a lissé certains traits jugés trop complexes à animer en mouvement continu, une pratique classique quand on passe du papier à la 2D animée. Il faut dire qu’Araki lui-même avait fait évoluer son style en 2005, au moment où Steel Ball Run migrait de Weekly Shonen Jump vers Ultra Jump : le rythme mensuel lui a offert la liberté de redéfinir Johnny, Gyro, Funny Valentine, Diego Brando et Lucy Steel avec des détails plus fins, des tenues plus symboliques et des proportions plus réalistes. Adapter ce trait déjà mouvant en anime relevait donc du numéro d’équilibriste dès le départ.

Le résultat divise. D’un côté, l’introduction de Gyro et son sourire aux dents en or a été plutôt bien accueillie dans la bande-annonce. De l’autre, certains plans posent question : la teinte brune si caractéristique de l’édition couleur du manga, censée enrichir la lecture visuelle, était totalement absente du trailer, remplacé par des couleurs beaucoup plus lumineuses. Un choix esthétique qui a surpris, tant cette palette sombre fait partie de l’identité visuelle de l’arc.

Le visage de Johnny cristallise l’essentiel des débats. Son design anime a suscité des réactions partagées : si certains fans apprécient qu’il soit plus facile à animer, d’autres le trouvent trop simplifié par rapport au manga. Concrètement, plusieurs détails de son visage et de sa silhouette semblent avoir été épurés pour tenir la distance sur onze épisodes de production hebdomadaire, un choix qui a un prix : moins d’aspérités, moins de singularité graphique. Ce n’est pas un hasard si le titre même de certaines analyses évoque la nostalgie des « étoiles » disparues du design original, ces petits détails signature qui faisaient tout le charme du perso sur le papier.

Pas seulement une question de visage

Le studio ne s’est pas contenté de retoucher les traits. Selon le réalisateur Yasuhiro Kimura, le passage à la télévision impose aussi de légers ajustements dans la structure même des premiers chapitres, pour que l’aventure de Johnny et Gyro fonctionne mieux à l’écran. Une manière polie de dire que David Production réécrit, restructure et resserre certains passages jugés trop lents ou confus sur le papier, sans pour autant trahir l’intrigue centrale.

La suite arrive vite, et le débat va continuer

Le premier épisode a atterri sur Netflix dès le 19 mars 2026, avant que la série ne bascule en diffusion hebdomadaire à partir du 25 septembre 2026, avec onze épisodes couvrant les deuxième et troisième étapes de la course. la vraie bataille visuelle ne fait que commencer : les personnages secondaires, les nouveaux Stands et les décors du désert vont mettre le design de David Production à une épreuve autrement plus rude que celle d’un simple épisode pilote.

Reste un détail amusant qui en dit long sur la stratégie commerciale déployée autour de la série. Après le lancement, Bandai a lancé une ligne d’accessoires inspirée de Johnny Joestar et Gyro Zeppeli, reprenant leur motif emblématique du fer à cheval et de l’étoile pour Johnny, et celui de la bille d’acier pour Gyro. Preuve que malgré les crispations sur certains plans du trailer, le studio mise toujours sur ces deux visages retouchés pour vendre du merchandising à prix fort. Les puristes grinceront peut-être des dents, mais le tiroir-caisse, lui, ne semble pas s’en formaliser.

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