Plus personne ne retrouvera David Martinez dans la saison 2 de Cyberpunk: Edgerunners : voici ce que Netflix et Studio Trigger mettent à sa place

David Martinez ne reviendra pas. Netflix et le studio Trigger l’ont confirmé noir sur blanc : la saison 2 de Cyberpunk: Edgerunners tourne le dos au héros qui avait fait pleurer toute une génération de spectateurs en 2022. Exit David, exit Lucy, place à une bande de parfaits inconnus dans les rues toujours aussi hostiles de Night City.

Le choix peut surprendre, mais il obéit à une logique simple. Continuer l’histoire de David Martinez n’a jamais vraiment été une option : la saison 1 racontait une histoire complète, du début à la fin, et son final déchirant expliquait en grande partie pourquoi la série avait autant marqué les spectateurs. Ramener ces personnages juste pour prolonger l’aventure aurait abîmé ce qui rendait cette fin si mémorable. Bartosz Sztybor, showrunner et scénariste des deux saisons, avait d’ailleurs posé le cadre dès l’annonce officielle : « David’s story might be over, but there’s plenty more to discover in Night City ». Traduction : le deuil est fait, direction un nouveau chapitre.

À retenir

  • David Martinez ne reviendra jamais : Netflix et Trigger expliquent pourquoi tuer un personnage qu’on adorait était la meilleure décision créative
  • Quatre inconnus remplacent le héros : qui sont Weak, D, Roman Carax et Talia Yang ?
  • Hiroyuki Imaishi disparaît du poste de réalisateur, mais Trigger garde son ADN visuel intact pour la saison 2

Qui remplace David ? Quatre nouveaux visages pour une histoire de rédemption

Netflix présente cette suite comme une nouvelle histoire autonome en 10 épisodes se déroulant dans l’univers de Cyberpunk 2077, une chronique brute de rédemption et de vengeance. Quatre personnages inédits portent ce récit. Il y a d’abord Weak, autrefois surnommé « King », un edgerunner vétéran au sommet de son art qui vit désormais dans l’ombre de sa gloire passée — et qui, selon les indices glissés dans le dernier teaser, traverserait un épisode de cyberpsychose. Face à lui, D, netrunner de la Snake Nation aux compétences techniques aiguisées et à la soif de vengeance encore plus tranchante, traquant le tueur qui a décimé son clan.

Le troisième protagoniste, Roman Carax, apporte une touche presque méta à l’ensemble : jeune cinéphile en quête d’histoires vraies dans une ville qui a délaissé le cinéma pour la braindance, obsédé par l’idée de documenter la vérité, il suit la vie des autres avant de réaliser que, contrairement à ses bobines préférées, les histoires de Night City sont chaotiques, brutales et rarement bouclées proprement. Une manière habile de commenter, en creux, le propre statut de la série. Une quatrième figure, Talia Yang, complète ce casting sans que tous les détails de son rôle n’aient encore filtré : Trigger a d’ailleurs prévenu que l’ensemble du casting n’est pas encore dévoilé.

Ce virage narratif n’est pas anodin dans sa forme. En misant sur un récit totalement indépendant plutôt que sur une suite directe, Netflix rapproche Edgerunners du modèle anthologique popularisé par Star Wars: Visions : un univers commun, mais des histoires et des personnages qui ne se recroisent jamais d’une saison à l’autre. Personne, côté production, n’emploie officiellement le mot « anthologie », mais le fonctionnement y ressemble beaucoup.

Une équipe créative en partie renouvelée, mais fidèle à l’ADN de Trigger

Niveau réalisation, du changement aussi. Hiroyuki Imaishi, qui avait mis en scène la première saison, cède la place à Kai Ikarashi, connu pour son travail sur Little Witch Academia et SSSS.Gridman. Un choix qui rassure autant qu’il intrigue : Ikarashi maîtrise les codes visuels de Trigger, mais n’a jamais porté seul un projet aussi lourd émotionnellement. À ses côtés, Ichigo Kanno signe le character design, tandis que Masahiko Otsuka participe à la composition de la série, et Bartosz Sztybor reste aux manettes en tant que showrunner, garantissant une forme de continuité tonale malgré le changement de casting.

Studio Trigger, lui, ne bouge pas d’un pixel. C’est toujours le studio qui anime la série, avec cette identité visuelle nerveuse et saturée de néons qui avait fait sensation en 2022. D’après les premières images diffusées lors de l’Anime Expo, l’énergie brute des combats et l’esthétique cyberpunk grinçante semblent intactes, les fusillades et les cyberwares instables aperçus dans le teaser en témoignent largement.

Le pari est risqué, mais pas illogique. La première saison, diffusée sur Netflix en 2022, était devenue un immense succès critique et public, au point de relancer les ventes de Cyberpunk 2077 après son lancement difficile. Reproduire David et Lucy à l’identique aurait été la solution de facilité, et probablement la moins intéressante. En repartant de zéro, Trigger et CD Projekt Red s’offrent la liberté de raconter une histoire différente sans être prisonniers d’un standard émotionnel déjà écrasant à égaler.

Une date encore floue, mais une fenêtre confirmée

Reste la question qui brûle les lèvres de tous les fans : c’est pour quand ? Netflix a confirmé que la première mondiale aurait lieu entre octobre et décembre 2026, sans date précise à ce jour. cet automne, sans plus de détails pour l’instant. La série conservera le même format que la première saison, avec dix épisodes racontant une histoire originale dans l’univers de Cyberpunk 2077.

Un détail devrait rassurer les nouveaux venus : pas besoin d’avoir suivi la saison 1, ni même touché au jeu vidéo, pour comprendre cette suite. La série sera accessible à ceux qui n’ont pas vu la précédente, sans connaissances préalables requises. De quoi élargir le public, quitte à frustrer les puristes espérant un ultime clin d’œil à David et Lucy. D’ailleurs, même Zach Aguilar, voix originale de David, a récemment confié aux médias américains qu’il ignore lui-même si son personnage referait un jour surface dans la franchise, un flou entretenu à dessein par CD Projekt Red, qui préfère visiblement laisser le deuil se faire tranquillement avant d’ouvrir, peut-être un jour, un nouveau pont vers l’histoire originelle.

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