Kaley Cuoco est revenue en Penny dans le deuxième épisode de Stuart Fails to Save the Universe, le nouveau spin-off de The Big Bang Theory diffusé sur HBO Max. Mais l’actrice n’a pas retrouvé Leonard à ses côtés, et les fans n’ont pas mis longtemps à réclamer des comptes.
Le twist a de quoi surprendre ceux qui espéraient des retrouvailles classiques. L’épisode 2 de « Stuart Fails to Save the Universe » était rempli de caméos et de guest stars, mais a gardé le plus gros, du moins pour les fans de « The Big Bang Theory », pour la fin de l’épisode : le retour de Kaley Cuoco en Penny. Problème : une Penny très différente de celle qu’on connaît. Exit la serveuse du Cheesecake Factory devenue épouse de Leonard : cette version dirige un groupe de résistants contre une intelligence artificielle tyrannique, et son bras droit s’appelle Zack, l’ex petit-ami un peu benêt de Penny sur la série originale, pas Leonard.
Le concept même de la série repose sur le multivers : chaque épisode transporte Stuart (Kevin Sussman), Kripke (John Ross Bowie) et Bert (Brian Posehn) dans une réalité alternative, où les personnages de The Big Bang Theory réapparaissent sous une forme méconnaissable. Le seul twist, c’est que si des personnages comme Penny et Raj apparaissent bel et bien, ils apparaissent comme des versions d’univers alternatif d’eux-mêmes, car chaque épisode se déroule dans un univers alternatif différent. Une pirouette scénaristique habile qui permet de faire revenir les visages familiers sans jamais avoir à respecter la continuité originale.
À retenir
- Penny revient dans le nouvel univers alternatif, mais pas aux côtés de Leonard
- Jim Parsons a explicitement fermé la porte à un retour en Sheldon
- La production cache-t-elle quelque chose derrière l’argument du multivers ?
« On ne sait pas ce que fait Leonard dans cet univers »
Interrogé sur cette absence criante, le co-créateur Bill Prady n’a pas tourné autour du pot. « Parce que c’est ce qui s’est passé dans cet univers, on ne sait pas ce que fait Leonard dans cet univers », a expliqué Prady. « Chaque univers donne à chaque personnage une histoire complètement différente. Il n’y a pas de continuité parce qu’ils ont vécu une vie différente, ils ont vécu dans un monde différent. Cette Penny vit dans un monde où une IA maléfique contrôle les gens via des colliers électriques, elle a donc vécu une expérience complètement différente. » Chuck Lorre a enfoncé le clou avec une formule qui a fait sourire les fans : « Il n’y avait pas de Cheesecake Factory dans sa vie », référence directe au lieu de travail de Penny pendant presque toute la série originale.
Cette explication scénaristique, aussi ingénieuse soit-elle, n’a pas vraiment calmé les esprits. Beaucoup de spectateurs auraient préféré retrouver le couple emblématique plutôt qu’une réécriture complète de leur histoire d’amour. D’autant que la production avait déjà utilisé un joker similaire avec Christine Baranski, revenue non pas en mère acerbe de Leonard mais en dirigeante de l’IA tyrannique elle-même, jouant carrément sa propre personne plutôt qu’un personnage de la série.
Jim Parsons, la vraie raison derrière le rideau
Derrière l’argument narratif du multivers se cache une réalité plus terre à terre : Jim Parsons ne voulait tout simplement pas remettre le costume de Sheldon. L’acteur a été limpide à ce sujet lors d’événements publics récents. « Écoutez, ne dites jamais jamais à quoi que ce soit », a déclaré Parsons à propos d’un possible retour en Sheldon, sur le tapis rouge des Drama League Awards. « La vie est longue, si Dieu le veut. Mais je ne pense pas. » Une phrase qui sonne comme une porte à peine entrouverte, plutôt qu’un vrai espoir pour les fans.
Parsons a même livré un bilan sans filtre de son expérience sur le tournage original. Sept ans après la fin du show, il confie que l’aventure n’a pas été aussi joyeuse qu’elle le paraissait à l’écran. « Je ne referais pas ça pour n’importe quelle somme d’argent, simplement parce que c’était stressant et misérable par moments. Je me suis rendu misérable », a-t-il résumé. Difficile, dans ces conditions, d’imaginer l’acteur accepter un simple caméo pour un spin-off qui n’est même pas centré sur son personnage.
Johnny Galecki, lui, n’a pas fermé la porte aussi fermement. L’acteur qui incarnait Leonard a récemment repris pied sur les planches, un signe encourageant pour certains observateurs qui y voient une possible ouverture vers un retour télévisuel. Reste que rien n’a été confirmé côté production, et Prady comme Lorre continuent de jouer la carte du mystère plutôt que de l’annonce.
Le sort de Sheldon, lui, a déjà été scellé
La série a même fini par trancher, en creux, le débat sur ce qu’est devenu Sheldon dans cette nouvelle chronologie. Prady précise qu’« dans cet univers », Cooper a délaissé la physique pour le théâtre et qu’il « n’aurait pas pu être un scientifique » dans le royaume magique visité par les personnages ; Lorre ajoute qu’« il est une star de Broadway » dans cette version fantasque de la réalité. Un clin d’œil malicieux à la propre carrière théâtrale de Parsons, mais qui confirme surtout que le vrai Sheldon, comme le vrai Leonard, reste soigneusement tenu à l’écart des caméras.
Pour l’instant, la stratégie de la production semble limpide : piocher dans le vivier des seconds rôles et des guest-stars pour surprendre, sans jamais s’engager sur le retour des deux têtes d’affiche historiques. Une chose reste certaine : chaque nouvel épisode de Stuart Fails to Save the Universe continue d’alimenter les spéculations, et les fans, eux, n’ont pas fini de guetter le moindre indice glissé entre deux univers.
Sources : thescreenbrief.com | aol.com